Air Algérie : Programme de rapatriement et fermeture des agences à l’étranger

La compagnie aérienne Air Algérie annonce deux vols de rapatriement durant le mois de septembre, au départ de Paris vers l’Algérie.

Dans le cadre de son programme de rapatriement, le transporteur annonce des vols le 5 et 11 septembre au départ de l’aéroport de Paris -Orly afin de rapatrier les Algériens bloqués en France.

En rappelant que la compagnie aérienne nationale a programmé le mois dernier deux vols au départ de Paris (le 28 et 29 août), permettant le retour de 631 ressortissants algériens.

Malgré la fermeture des frontières du pays, le gouvernement a mis en place un programme de rapatriement à travers son transport aérien et maritimes, permettant ainsi aux citoyens algériens bloqués partout dans le monde de retourner à leur pays. Ceci a permis jusqu’ici de rapatrier pas moins de 30.863 ressortissants algériens avec 115 vols et 4 traversées maritimes en cinq mois.

Fermeture des agences à l’étranger

L’Etat Algérien a ordonner la fermeture de 40 agence d’Air Algérie à l’étranger, ce qui représente la quasi-totalité de ses agences commerciales établies ailleurs, pour faire face aux difficultés financières auxquelles est conforté le transporteur aérien national. Il s’agit, toutefois, d’un système inefficace, obsolète et extrêmement coûteux pour la compagnie aérienne qui recrute beaucoup de salariés dont le traitement s’effectue en devises.

Air Algérie, comme beaucoup de compagnies aériennes dans monde, commence à sentir la lourdeur de ses difficultés financières engendrées davantage par la crise sanitaire du Covid-19. Ainsi, seules une ou deux agences resteront ouvertes dans des zones considérées comme stratégiques. Il s’agit d’une première action qui s’inscrit dans le redressement de la gestion de la compagnie nationale; un plan qui intervient dans le cadre de redéploiement de la dépense publique pour une relance économique.

Pour faire face à la crise importante auquel fait face le pays actuellement (sanitaire et économique), l’expert Brahim Guendouzi, professeur d’économie à l’université de Tizi-Ouzou, préconise la diminution des dépenses en devises pour la relance de l’économie, estimées à 20 milliards de dollars d’après les déclarations officielles.

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