Billets d’avion: vers un prix minimum de 350 euros en France ?

L’Union nationale des compagnies aériennes françaises (UNCAF) a demandé au gouvernement de fixer le prix des vols à l’échelle nationale et internationale. Cela a pour but ultime d’aider le secteur à se remettre des différentes crises qu’il a traversées et qu’il continue de traverser.

Souhaitez-vous recommencer à voyager en avion dès que la pandémie prendra fin ? Si oui, vous devrez désormais être prêt à dépenser au minimum 350 euros pour un aller-retour. Plus de détails dans la suite de cet article consacré au prix plancher des billets d’avion sur le territoire français.

L’UNCAF veut que le gouvernement revoie le prix plancher pour les billets d’avion

Cela est un fait : la crise sanitaire qui s’étend déjà sur plus d’un an exerce un fort impact sur l’économie du secteur aérien. De plus, la problématique écologique prend de plus en plus de place dans la vie quotidienne des entreprises de transport aérien. En prenant en compte ces divers facteurs clés, l’Union nationale des compagnies aériennes françaises demande à l’État de lui prêter main-forte.

Par l’intermédiaire d’un communiqué qui fût publié lundi 15 février 2021, l’Union nationale des compagnies aériennes demande à l’État de mettre en place des tarifs minimaux pour les transporteurs aériens. En sus, le syndicat souhaite proposer des prix planchers par billet afin que les entreprises cessent de vendre à perte. Cela est d’ailleurs le cas des billets à 1 euro ou même à 29,90 euros qui peinent énormément à couvrir les taxes.

Une augmentation ambitieuse du coût d’un billet d’avion aller-retour sur un vol national

Il s’agit, certes, d’une initiative entièrement compréhensible, mais qui est susceptible d’être moins bien accueillie par les voyageurs en recherche d’une bonne idée de voyage. En effet, l’UNCAF offre des prix planchers relativement élevés. Ainsi, le syndicat propose de fixer à un prix de billet d’avion d’au moins :

  • 350 euros toutes taxes comprises aller-retour pour les vols nationaux
  • 450 euros toutes taxes comprises de ou vers l’Europe
  • 550 euros toutes taxes comprises de ou vers toutes les autres destinations

Les entreprises estiment que cette stratégie de tarification est viable sur le long terme. Nombreuses d’entre elles pensent qu’en imposant cette loi tarifaire, l’État prendrait ainsi une décision saine et pertinente en matière environnementale et économique. Avec la réduction évidente du nombre de vols qui seront effectués au cours de cette année 2021, on pourrait assister à une diminution de CO2.

Par la même occasion, ces prix planchers préviendraient alors la création d’autres taxes et impôts qui auraient eu pour but de compenser les ventes à perte de billets d’avion. Mais à ces prix-là, il n’est pas sûr de voir des voyageurs français se bousculer à l’aéroport.

Un impact négatif inévitable sur la démocratisation du voyage en 2021 ?

En résumé, les grands gagnants suite à la mise en place de cette loi tarifaire sont surtout les compagnies aériennes. Cette initiative permettrait de restabiliser la situation économique de l’industrie, se traduisant ainsi par la sauvegarde de nombreux emplois. De plus, il s’agit d’une chance pour l’industrie du transport aérien français d’être plus en adéquation avec les accords de Paris.

Mais bien sûr, cette même réglementation entraînera une conséquence qui n’est pas forcément positive vis-à-vis de la démocratisation du voyage. De nombreux Français se montreront probablement réticents à voyager en avion, compte tenu des nouveaux prix des billets d’avion. En effet, convaincre des habitués du voyage low cost de remettre à niveau leur budget est un défi qui ne pourrait pas être relevé en l’espace de quelques semaines, voire mois.

Il ne serait donc pas également surprenant de voir tout organisateur de voyages s’inquiéter vis-à-vis de cette régression de la mobilité, qui déjà fut accentuée par la crise sanitaire actuelle.

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